Service Public Régional de Bruxelles

Le monitoring des crimes de haine et des discours de haine

LGBTQI+

Malgré les progrès sur le plan de l’égalité des chances pour les communautés LGBTQI+ durant ces dernières décennies et le bon score qu’obtient la Belgique dans le récent rapport ILGA, les LGBTQI+ continuent d’être régulièrement confrontés à des agressions verbales, harcèlements, préjugés, agressions physiques, discriminations, etc.  La Région de Bruxelles-Capitale ne fait pas exception. Il ressort de la crime survey 2019 que la plupart des répondants s’adaptent en public et s’efforcent de ne pas être reconnus en tant que LGBTQI+ de peur d’être agressé. Beaucoup de LGBTQI+ se sont habitués à la violence et sont peu enclins à venir déclarer les faits, ce qui est également attribuable à la peur de revivre le traumatisme lors de leur déclaration, car la police est peu familiarisée avec ces thématiques complexes.   

Le sentiment qui prédomine est de penser que la police ne les prendra pas au sérieux, le manque de confiance, l’impunité et la peur de réactions négatives lors dcoming out. Il s’agit également du fait que les victimes ne se déclarent pas, ou ne souhaitent pas le faire pour diverses raisons. Le concept d’outing est une approche fort occidentale. Sans oublier la problématique du classement sans suite de nombreux dossiers, une question qui est actuellement étudiée par UNIA en collaboration avec la FRB. 

L’un des principaux objectifs du plan d’action bruxellois est une meilleure collecte et gestion des données relatives aux cas de LGBTQI+-phobie . C’est pourquoi, en collaboration avec l’Observatoire bruxellois pour la Prévention et la Securité et Rainbowhouse, un projet fut mis sur pied en avril 2019, visant à facilement enregistrer les plaintes auprès d’une ASBL. Cette approche constitue un projet pilote, voire un primeur, car le problème de l’obstacle par rapport à la déclaration auprès de la police n’est pas uniquement un problème bruxellois, il est également vécu dans d’autres villes européennes. En outre, des recherches sont également en cours par UNIA en collaboration avec la Fondation Roi Baudoin pour déterminer les raisons qui expliquent pourquoi tant de dossiers sont classés sans suite aux parquets.  

Suite à la concertation autour du monitoring, la police de la zone Polbru a également créé un point de contact sur son site internet

Certaines autres zones sont également intéressées. Par ailleurs, RainbowHouse et UNIA donnent plusieurs sessions de formation sur les thèmes liés à l’orientation sexuelle et l’identité de genre et l’expression de genre à la police.  

Partager:
Twitter>FacebookLinkedIn
X