Service Public Régional de Bruxelles

Plan SOGI

LGBTQI+

Suite à l’assassinat sauvage d’Ihsane Jarfi à Liège en juin 2012, les différents Gouvernements de notre pays ont adopté un plan d’action commun contre la violence homophobe et transphobe. Le plan comprenait six priorités sur lesquelles des efforts ont été accomplis en 2013 et en 2014 : davantage d’études sur la violence homophobe et transphobe, une législation améliorée, une prévention améliorée, sensibilisation, augmentation de l’aide aux victimes et une politique de suivi et de poursuite efficiente à la politique et au parquet.

Son successeur est le plan d’action 2017-2020, qui est actuellement en cours d’exécution. Ce plan d’action a pour but d’identifier des actions dans un contexte urbain qui profitent aux communautés LGBTQI+ et de former ainsi un environnement inclusif pour tous/toutes les LGBTQI+ de la Région de Bruxelles-Capitale. Les membres du groupe de pilotage OSIG collaborent à l’exécution de ce plan. Ce groupe de pilotage rassemble des représentants de la société civile, ainsi que BPV, UNIA, IEFH, BPL, la zone de police Polbru, le parquet, Visit Brussels, la Belgian Pride et SyndiGay.

Les membres des communautés LGBTQI+ subissent plus souvent des inégalités en comparaison à la norme dite hétéro. Ce sujet est traité dans l’étude de l’Agence des Droits fondamentaux de l’Union européenne (https://fra.europa.eu/fr) (la nouvelle étude sera bientôt publiée, on pourra alors ajouter le nouveau lien). En moyenne, ces personnes sont exposées à une moins bonne santé physique et mentale, à un risque accru de crimes de haine, discours de haine et  discrimination, à des expériences négatives au travail, dans l’habitat et avec la police. Il y a également une différence de vécu entre les diverses communautés, une différence de discrimination sur la base de l’orientation sexuelle VS l’identité et l’expression de genre, et un effet multiplicateur lorsqu’il s’agit d’intersectionnalité.

La manière de vivre son identité est une donnée complexe. Les identités, convictions et loyautés interagissent entre elles de manière dynamique. L’orientation sexuelle, l’identité et l’expression de genre et les caractéristiques sexuelles ne sont pas des caractéristiques d’identité isolées, car elles sont vécues à l’intersection avec d’autres vécus d’identité comme l’âge, le handicap, la religion, la conviction politique, l’origine ethnoculturelle, etc. Il est moins utile de ne voir que les aspects séparés que d’observer l’aspect stratifié et cumulatif en cas de discriminations et d’obstacles à la participation à part entière à la vie en société. La globalité et l’intersection des identités est décisive pour le bien-être au travail et au sein de l’habitat.

Après 2020, il sera temps d’établir un nouveau plan, ce qui sera fait en concertation avec la société civile et en adoptant une perspective plus intersectionnelle, avec une attention pour les groupes les plus vulnérables et les moins visibles. Les divers niveaux politiques et la société civile sociale collaboreront étroitement dans ce sens. ?

Diverses organisations de la société civile sont actives sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale, avec beaucoup de sous-groupes cibles, chacun y allant de ses propres besoins. Beaucoup d’acteurs travaillent depuis des années sur le terrain avec ou pour les groupes cibles et possèdent une bonne dose d’expertise et d’expérience sur les LGBTQI+. Le porte-parole officiel de la société civile est RainbowHouse (http://rainbowhouse.be/fr).

 

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